Clüpchnick

"Arnaque à la carte"

"Arnaque à la carte"
Alex Crohe Edition Black River

Juju était tranquillement installé à la terrasse d'un café. Il était d'un calme olympien parce qu'il savait qu'il avait bien préparé son coup.
Le pigeon cuisait lentement dans son jus. Ne restait plus qu'à lui rajouter les petits pois et les carottes pour qu'il soit à point. Sabrina était chargée de l'estocade finale.
Elle avait garé la mini juste devant l'immeuble. En était sortie avec la grâce qui la caractérisait, et rien qu'en voyant sa démarche chaloupée qui l'aidait activement à monter les marches et à attirer l'oeil des badauds, Juju sentait l'adrénaline bienfaitrice monter en lui. Le coup, son dernier mais le plus gros, allait se terminer d'ici un petit quart d'heure. Quand Sabrina redescendrait les quelques marches qu'elle venait de gravir, ils seraient riches !
Il terminait son café quand il la vit descendre et s'écraser sur le toit de la mini.
Sabrina avait beau être d'une souplesse de félin (Juju s'en était toujours étonné), le choc sur le toit de la mini ne lui laissa aucun doute sur l'état de son ex-petite amie.
Déjà, les passants se précipitaient vers le lieu de l'accident et la mini disparut très rapidement de la vue de Juju qui sans perdre son sang froid, demanda l'addition au serveur qui restait coi.
N'obtenant pas de réponse, Il laissa un billet de deux euros sur la table avant de s'éloigner.
Rester tranquille, ne pas courir, on t'observe c'est sûr.
Ils n'auraient pas dû s'attaquer à un si gros gibier, joueur de carte professionnel.
Il avait senti le coup venir. Le bluff.

Alex Crohe nous emmène dans les méandres d'une arnaque bien menée. A la lecture de cet extrait vous penserez :Tel est pris qui croyait prendre ! Mais un excès de confiance peut vous induire en erreur. La force d'Alex Crohe c'est justement de vous faire croire que c'est fini avant la fin alors que le début en est à peine à son commencement.

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"Marchand de rêves"

"Marchand de rêves"
Léon Sylvain Déonto  éditions Nuits Blanches

Attention mesdames messieurs, mettons les choses au point ! Je n'offre en aucun cas les moyens, pour vous, d'avoir des rêves plus artificiels les uns que les autres ! Donc avis à tous les morfales de produits médicamenteux et fans de laboratoires pharmaceutiques: vous pouvez passer votre chemin.
Je ne propose pas non plus de réaliser vos rêves les plus fous. Votre libido vieillissante et lubrique ainsi que vos aspirations grandioses à la richesse ou au pouvoir risqueraient soit de me faire interner à vie pour cause de ramollissement du bulbe soit de finir sur la paille, chose qui plaît à certains animaux mais sûrement pas à quelqu'un de ma qualité.
Non, moi je vous propose des rêves clés en mains !
Vous ne rêvez plus et votre rêve c'est de rêver ? Alors je vous offre d'abord celui-ci. c'est mon cadeau !
Mais vous verrez qu'ensuite il vous faudra du concret pour vos rêves, du solide ! Du rêve qui vous permettra de vous réveiller le lendemain dans une forme éblouissante en songeant que tout le temps de votre sommeil, vous n'étiez plus celui ou celle qui apportera son petit café à votre patron acariâtre ou qui subira les remarques acerbes d'une clientèle mal dégrossie. Du rêve qui ravivera votre sourire dans le métro, du rêve qui fera briller dans vos yeux toutes les étoiles de l'univers, du rêve qui fera de vous la personne que nul ne pourra plus ignorer. Tout le monde se retournera sur votre passage, un inconnu vous offrira des fleurs sans raison et ce, sans l'artifice de spray odorant ou dévoreur d'effluves indisposantes. Vous sentirez bon le rêve.
Suivez mes conseils et votre vie sera comme dans un rêve !

Léon-Sylvain Déonto futur ex-interne des hôpitaux Psychiatriques de St Trivial sur Meurthe, chercheur au CNRS des clés du gardien du parking, vous propose ici, la recette idéale pour mieux vivre votre sommeil sans vous réveiller. Son livre est déjà Best Seller dans toutes les bonnes drogueries et fait déjà rêver  pas mal d'insomniaques

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"La Cité du Crime"

"La Cité du Crime"
Arthur Dick aux éditions Jean Aymar d'Etoy, collection "Bon débarras"

Imaginez cette publicité arrivant dans votre boîte aux lettre :
"Vous souhaitez vous débarrasser d'un membre de votre famille, d'un gêneur qu'il soit collègue de travail ou voisin ? Pas de soucis ! Emménagez sans tarder dans notre petite ville. Le calme, la tranquillité, le climat tout ici vous enchantera.
Notre expérience en matière de disparition subite ne s'est jamais ébruitée et si vous recevez cette plaquette, c'est que VOUS avez besoin de nous ! N'hésitez pas à  nous contacter au numéro suivant (appel gratuit) pour avoir les modalités de votre futur emménagement. "
Une belle photo montre une sorte de petit cottage à l'anglaise, fleuri avec des gens qui vaquent à leurs occupations en souriant. Et là ! Vous pensez soudain à LA personne ... Elle vous pourrit la vie depuis bien des années et vous avez toujours rêvé qu'elle disparaisse.
Et si vous déménagiez pour l'inviter dans cette petite ville si tranquille ? Vous voilà déjà avec le téléphone en main ...
 - Allô, ici la Cité du Crime. C'est vous M. Benson ? Nous attendions votre appel !

Arthur Dick nous plonge ici dans un univers complètement différent de son dernier ouvrage "Comment cuisiner les sardines à l'huile sans ouvrir la boîte". Un monde où le crime est naturel. Où il faut se méfier de la postière, du petit voisin, de la tondeuse où du Yorkshire de la mamie gâteau.
Vous pensez être le maître de votre destin ?
Arthur Dick nous assure que Non.

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« Passion en eaux troubles »

« Passion en eaux troubles »

James When Mac Heusdress  (édition Dubois)

 

Herbert était célibataire et mécanicien dans une petite ville du sud ouest de la Californie septentrionale. Ce qui n’augurait rien de bon pour sa vie à venir, vu que dans se coin là il n’y avait rien qui pouvait lui arriver, sinon le 4X4 du père Johnson qui perdait de l’huile par centaines de litres par ce que son hayon fermait mal et qu’il était livreur chez Global Inc. Corporation la grosse société pétrolière de la région.

Mais ce soir là,  après une vidange, un joint de culasse et un hamburger au pili-pili, la vie d’Herbert va prendre un tournant qu’il n’imaginait pas, même dans ses rêves les plus fous noyés de Jack Daniels. Alors qu’il prenait son bain hebdomadaire dans l’eau de la semaine d’avant, il rencontre Jessie Mac Cormic qui vient de tomber dans son bain à la suite d’une fuite éperdue devant le patron de la Global Inc. Corporation qui voulait lui montrer les propriétés lubrifiantes du produit de ses  fouilles pétrolifères. Herbert, surpris par l’arrivée aussi intempestive qu’inopinée de Jessie, lâche son savon dans l’eau trouble. Jessie et lui, malgré le fait qu’ils ne se connaissaient que depuis peu, n’auront de cesse de le retrouver.

Voici l’histoire d’une traque sans merci.

 

Après avoir fait ses armes dans la littérature pornographique à caractère philosophique, Mac Heusdress se lance dans le suspens psychologique à l’eau de rose (si on peut dire !) avec bonheur et fougue.

A la sortie de « Passion en eaux troubles », la critique est unanime et le porte aux nues ce qui pour un ancien pornographe ne surprend pas. L’adaptation cinématographique (en cours) devrait ravir les fans de road-movie de baignoire à huis clos.

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