Clüpchnick

L'amour entre deux portes Acte 2 Scène 2

... ma robe de chambre s'est dénouée et laisse entrevoir les prémices de ma musculature virile ...

 

Pour lire l'acte 1 

Pour lire l'acte 2  Scène 1

 

Olga est dans tous ses états !

"C'était M. Hubert ... Et Maria qui est sous les concombres ... Comment vais-je pouvoir la prévenir qu'elle doit retourner chez son patron ... Oh mon Dieu !"

Je la rassurai tout de suite.

"Pas la peine de l'appeler, je suis là et je suis écrivain ... Des idées j'en ai plein mes bouquins!"

"Ah oui ? Vous en avez écrit beaucoup ?"

"Deux, ... Enfin un et j'ai déjà trouvé le titre du deuxième ..."

Là, Olga fait mine d'être très intéressée par mon statut d'écrivain et surtout par ma robe de chambre qui, à force  de bouger dans tous les sens pour cette foutue pièce, s'est dénouée et laisse entrevoir les prémices de ma musculature virile de mâle sûr de lui. J'ai la vague impression que notre chère Olga (Muriel dans le civil) se prend au jeu.

"J'ai toujours rêvé de rencontrer un vrai écrivain en robe de chambre. J'ai lu toute la collection Arlequin, vous savez ?"

Ce disant, elle se rapproche de moi qui recule devant ce tendre, mais tout de même, assaut. La mise en scène n'était pas prévue comme ça mais Muriel/Olga improvise. Je suis acculé (Il n'y a pas d'erreur!) au canapé et vois sa poitrine (quel maintien!)se rapprocher inexorablement de mon ...

Toc, toc, toc !

Sauvé par le gong!

"Ah, on a sonné!"

Je m'esbigne (verbe pronominal trop peu employé à mon goût) en vitesse, ce qui a pour effet de laisser choir la donzelle dans mon canapé. J'ouvre la porte.

"Bonjour monsieur, je suis Henri Devot (je ne m'en lasse pas !) ... Je viens pour votre tuyauterie ..."

Il entre dans mon salon et aperçoit Olga qui est en train remettre en ordre sa tenue de soubrette et notamment sa petite jupette qui s'était retroussée lors de sa chute dans le canapé. Henri sourit.

"Et bien je vois que, malgré tout, ça ne fonctionne pas trop mal pour vous on dirait"

Je rectifie le tir au réparateur de bidet.

"C'est dans la salle de bain que ça se passe M. du Tuyau."

"Ah bon, mais c'est Devot ... Pas Dutuyau! C'est par là ?"

"Oui, et débouchez moi tout ça !"

Je claque la porte de la salle de bain derrière lui, je me tourne vers Olga et ... Re-le-plombier:

"Dites-moi ... Il y a plein d'eau dans votre baignoire ?"

"C'est pour cette raison que vous êtes là ! Et si l'eau vous gêne, vous n'avez qu'à la vider !"

La porte de la salle de bain se ferme et l'acteur plombier commence à taper avec un marteau sur un tas de ferraille déposé en coulisse pour faire croire qu'il travaille dans ma salle de bain.

"Ma petite Maria/Olga" l'interpellé-je de loin "Si je me souviens bien, vous êtes sensée faire un peu de rangement pendant que mon génie créatif intervient sur la suite de mon futur roman !"

"Bien sûr! Mais appelez-moi Olga. On ne se tutoie plus ...Tonton ?"

Je vais pour lui répondre, mais ce cher Henri Devot ouvre la porte brusquement. Il est trempé:

"Excusez-moi de vous re-déranger, mais j'aurai besoin d'un petit coup de main. Le siphon à rétropulsion inversée ne veut pas se laisser faire et ..."

"C'est bon ... Olga, chère ... nièce. Aurais-tu l'extrème amabilité d'aller aider ce ...Monsieur, pendant que j'essaierai d'écrire le premier mot de mon roman."

"Tout de suite ... Tonton ! et vous !" dit-elle au plombier,"Je vais vous démonter le siphon!"

Rideau ! 

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