A dada sur mon cheval (Epoque cinq)

A lire avant la suite (si ce n'est déjà fait!)
Episode 1 Et si le cheval y est
Episode 2 Y est le cheval
Episode 3 Le cheval rit
Episode 4 Cheval dire à ma mère
La chausse trappe, où chut Sous-Poule n’était point si méchante que ça ! C’est du moins ce qu’il nous laissait entendre du trou d’où on l’entendait beugler au charron ! Faut-il que Cunégonde ait des charmes magiques que je n’ai point ouïe les lamentables lamentations de son cocu piégé pendant que je la besognai au corps !
- Cucu ma mie, ne me laissez céans sous aucun prétexte, vous le savez je crains l’enfermement et ne puis supporter la douleur de ne point voir votre minois même s’il grimace sous les coups de boutoirs de quelques rustres mal dégrossis ! Cucuuuuu !
S’en était trop et beaucoup plus que ne pouvais supporter !
Ma quête allait-elle être ternie par le vil verbiage d’un maraud coincé dans un cul-de-basse-fosse ? Mon sang bleu de noble chevalier errant ne fit pas qu’un tour, mais plusieurs. D’un coup d’écu rageur (après en avoir donné quelques uns …) je commençai à reboucher le trou d’où sortaient ces jérémiades incessantes quand, la gente Cunégonde qui était en train de se remettre et en état et de ses émotions passées, me héla :
- Hé là, noble chevalier à la lance agile, jetez donc un œil à votre dextre et laissez donc ce pauvre hère à son triste destin d’homme esseulé ! Ne serait-ce point une tour qui poindrait sa hampe vers les cieux ?
Délaissant sans soucis ce sot esseulé soudain silencieux, je jetu (si je veux !) mon regard d’airain céruléen en direction de ma dextre lointaine et aperçu en effet à l’horizon éclairé par la pénombre (c’est vraiment comme je veux !)donc, éclairé par la pénombre naissante d’un crépuscule annonçant sans détour l’arrivée précoce d’une nuit sans surprises, le bout d’une hampe drapée de toile tissée aux armoirie du Méchant Prince Félon : une andouillette braisée sur fond d’endive escortée par deux êtres tirés tout droit de la mythologie bosnie-erzegovienne, des calamars à bouts ! Ce drapeau, car c’en était un (je dis ça pour les ignorants qui n’auraient pas compris, mais ce n’est pas votre cas, nul n’en pourrait douter !), ce drapeau disais-je donc surplombait aussi majestueusement que peut le faire une andouillette braisée escortée par deux calamars à bout, une très haute tour où je subodorai la présence lascive et tristounette de ma princesse sûrement très impatiente de voir venir un noble et preux chevalier la libérer de cette horrible geôle humide et froide, sans parler du M.P.F qui doit venir lui conter fleurette tous les soirs qu’elle est obligée d’inventer une indisposition passagère permanente due au fait que son ovulation déconne sûrement, qu’elle doit avoir un graillon dans les trompes et qu’il ne serait vraiment pas raisonnable de conclure maintenant ! C’est du moins ce que j’imaginais.
Cunégonde me sortit de mon émoi soudain en me demandant :
- Pensez vous, mon preux, que votre quête touche enfin à sa fin et que nous sommes là devant l’antre diabolique de cet être qui abusa de mon innocence au point de ne plus pouvoir m’asseoir sur votre fier destrier ?
Tiens, c’est vrai, que faisait Fougueux ? Un regard circulaire à la ronde me renseigna plus vite qu’un messager de paix à pied dans une charge de cavalerie. Il s’adonnait à son sport favori : la sieste allongé dans la luzerne. Mon coup de sifflet ne le réveilla même pas ! Un coup de chausse dans les noix lui fit un autre effet ! Après avoir remis mon harnachement et m’être fait faire la courte par Cunégonde pour me hisser sur la bête. Nous partîmes en hâte sauver ma Princesse.
Cucu n’osa même pas dire au revoir au pauvre bougre qui s’était endormi dans son trou ! (C’est du piège qu’il est question!)
Sus au MPF !
Par Clüpchnick, Vendredi 3 Fevrier 2006 à 15:21 GMT+2 dans Chevalerie (article, RSS)













