Clüpchnick

Pitre 18 Chat viens!

C’est le Baobab de Bamako qui vous l’dit !


Philippe et Michel n’étaient pas fiers quand je leur ai demandé ce qu’ils fabriquaient dans la cave d’Armelle le jour fatidique.
« On était venus répéter avec la gamine, vu que notre phrase aux coquilles St Jacques amenait son solo à hauteur du crescendo … » Je l’arrêtai en mettant un doigt sur ma bouche pulpeuse aux lèvres purpurines et sensuelles tout en faisant le bruit du train à vapeur quand il lâche les vannes après s’être arrêté en gare. Je leur signifiai que je n’étais pas né de la dernière pluie et que des bobards j’en avait tellement raconté avant qu’ils ne puissent mettre leurs chaussettes tous seuls, que j’avais un diplôme (plôme) encadré au-dessus de mon lit qui m’instaurait Affabulateur d’Or au Mondial des mensonges et des histoires invraisemblables de Gaffe à Tesnoy sur Legril dans le Vaucluse. Donc il n’y avait que la vérité qui m’intéressait et s’ils avaient des histoires à raconter, ils n’avaient qu’à s’essayer au Mondial. Devant mon air déterminé ils s’allongèrent comme toi quand tu as quarante de fièvre et que tu ne rêves que d’une chose … de moi! Philippe commença :
« La môme nous a allumé pareil que des chandelles à une répète en nous disant qu’elle nous attendait le soir même derrière chez elle. Mais on a amené nos coquilles au cas où … » Ils se faisaient surprendre, c’est bon j’avais compris. Michel enchaîna :
« Quand on est arrivé, on a gratouillé la porte de bois comme elle nous l’avait fait comprendre antérieurement. Elle n’a pas ouvert tout de suite car elle avait eu du mal, nous a-t-elle dit par la suite, à ouvrir le passage du petit salon … »
Je leur demandai si ils n’avaient vu personne en arrivant.
« Non, me dit Philippe, mais on a eu chaud aux plumes car Lamiche (je subodorai qu’il parlait de Michel) s’est pris les pieds dans une gamelle et ça a fait un barouffe de tous les diables ! C’était la bassine d’Armelle qu’elle devait jouer dessus au concert ! On l’a rentrée en rentrant quand Armelle nous a, enfin, ouvert ! » Ils étaient tellement aux petits oignons qu’ils m’ont raconté toutes les turpitudes qui s’étaient déroulées dans la cave.
« On ne pouvait plus l’arrêter, quand elle en finissait un, elle s’attaquait à l’autre … » Et l’autre d’ajouter :
« Heureusement qu’on s’était prescrit des remontants parce qu’elle nous essorait Nestor pire que votre nouvelle machine à laver super luxe ! On voyait bien qu’elle rattrapait le retard la jeunette ! » Puis Philippe en relais :
« Je ne sais pas si elle avait chopé son coup de rein en donnant des coups d’archet mais il était rythmé, plus que ce que nous faisait jouer le père Franz. La mère Armelle nous a laissé quimper quand elle a entendu que ça bougeait là-haut. Elle est allé voir et nous pendant ce temps là … »
Pendant ce temps là ?
« Ben, me dit Michel tout penaud, on a attrapé nos instruments et on s’est échappé parce qu’on n’en pouvait plus ! Elle nous avait complètement lessivé ! »
Ah les lâches ! Des professionnels qui s’avouent vaincus sans s’en vanter ! Réprimant mon aversion pour ces deux lascars je leur demandai si ils avaient une idée de l’heure à laquelle ils étaient partis.
« J’aurai bien voulu vous y voir vous, m’injuria Philippe, elle nous avait extirpé jusqu’à la notion du temps, la donzelle, j’ai l’impression qu’elle nous a entrepris pendant des heures ! » Sauf que si j’avais été à leur place, Armelle ne m’aurait jamais laissé choir comme un vieux slip au moindre bruit, même si la foudre était tombée à côté d’elle ! C’est le Baobab de Bamako qui vous l’dit !
J’allai faire comme ton vieux slip avec eux, quand Philippe me dit :
« Ah je me rappelle d’une chose ! Le bruit ! On aurait dit comme des bouteilles qui s’entrechoquent … »
Comme le disait si justement Franz, les oreilles de musiciens … Même si le musicien en question ne jouait que des coquilles St Jacques.
Après les avoir quitté je sentis une énorme lassitude me peser sur les épaules. Je rejoignis ma chère Déesse (C’est la mienne, souviens-toi) pour me ramener au bercail. Tous les éléments de cette enquête me cigognaient la pensarde et un petit (ou une petite ?) aspirine serait le (la) bienvenu (e). Je crois qu’un bilan s’impose mais avant, je pense que je vais retourner voir Guislaine de La Touffe Saint Martin avec ce cher Wilbur. Le bruit qu’avait entendu Armelle de la cave … c’était peut-être eux !

Vos commentaires

1 Le Mardi 30 Aout 2005 à 21:14 GMT+2, par Khalliah


Pffff vantard Clüp ;) elle ne t'aurait pas abandonné à ton triste sort ;) Mais non je n'ai pas rougi de toutes façons sous mon fond de teint tu ne l'aurais pas remarqué

Allez laisse respirer ton imagination pour nous plonger bientôt dans la suite... xox

2 Le Mercredi 31 Aout 2005 à 01:26 GMT+2, par Clupchnick

Je ne me vante pas du tout quand je dis que je suis un affabulateur notoire,

Clüpchnick dit: le baobab de Bamako

3 Le Mercredi 31 Aout 2005 à 12:55 GMT+2, par Méluzine

"Cignogner la pansarde"
En voilà une drôle d'expression.
J'adore.... je sens que je vais les collectionner
Bisous

4 Le Mercredi 31 Aout 2005 à 19:15 GMT+2, par Clüpchnick

CiGOgner la pEnsarde... Si tu prends les expressions de travers Méluzine où va-ton ? J'en lâche une de temps en temps histoire de me rappeler que c'est vachement bien la langue de chez nous! Bises (si je peux me permettre !) Clüp

5 Le Mercredi 31 Aout 2005 à 19:17 GMT+2, par Khalliah

Alors là j'ai honte, dis-moi Clüp ce que cette impression veut dire stp et ne rie pas de moi (ok je te le permets mais pas trop quand même lol)

Khalliah xox

6 Le Mercredi 31 Aout 2005 à 21:06 GMT+2, par Clüpchnick

Je suppose que tu veux parler de cette EXpression ? C'est une expression typiquement Clüpchnickienne qui induit une prise de tête délirante suite à des détails qui s'accumoncellent jusqu'à l'encombrement gastrique des boyaux de la calbombe!
Je ne t"en veux vraiment pas Khalliah c'est une erreur de jeunesse mais que ça ne se reproduise plus ... d'ailleurs les artistes n'ont pas le droit de se reproduire sur scène! Loin de moi l"idée de me moquer de l'ignorance de mes contemporaines aussi sympathique soient-elles!

Clüp le dico

PS Si il y a encore des mots où des expressions que tu ne comprendrais pas, n'hésite pas ... je suis là!

7 Le Jeudi 1 Septembre 2005 à 08:19 GMT+2, par Méluzine

Oups... j'ai repris la phrase de mémoire, juste après avoir fini de te lire et je ne me suis pas posé la question de savoir si je l'avais retranscrite correctement.
Mea culpa!
Tu me pardonnes?

Vi, tu peux te permettre.
A très vite, au fil des mots

8 Le Jeudi 1 Septembre 2005 à 21:45 GMT+2, par Clupchnick

Bien entendu, Méluzine, que je te pardonne ! Je vais essayer de continuer à complèter ta collection!

Clüp

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