Pitre 16 Chat Pristi !
« Mince, il est déjà quatorze heures et j’ai une faim de loup diarrhéique ! » Voilà à quoi je pensais au volant de mon bolide aérodynamique qui fulgurait en direction du Zénith de Croymois commune de Sichteldi dans l’Eure. Avec toutes ces histoires, j’en arrivai à négliger mon transit en ne lui donnant rien à faire ! Le café de Ninette et le Thé au foin aromatisé de Guislaine de La Touffe Saint Martin étaient loin. D’ailleurs puisqu’on en parle … Un coup de frein m’arrêta sur le bord de la route et, après m’être propulsé hors de mon siège, je m’empressai d’éloigner un peu plus de moi ces breuvages diurétiques (et toc !). Quelques minutes plus tard j’arrivai en vue du Zénith de Croymois. Ça devait être la dernière répétition avant le concert de ce soir. C’est d’ailleurs ce concert qui aurait dû mettre la pauvre Armelle à l’apogée de sa carrière à la tête de l’O.N.U, l’Orchestre National des Urologues (pour celles et ceux qui ne suivent pas depuis le début). Le père Franz s’en donnait à chœur joie ! Je l’entendais depuis le parking où j’avais remisé mon carrosse.
« Non de nom de nom de zut ! Criait-il poliment, Philippe et Michel, encore vous ! Votre phrase mélodique aux coquilles St Jacques ne ressort pas assez ! Plus fort ! Il faut les frotter plus fort ! Arrêtez de jouer à touche pipi avec vos instrument et montrer nous c’que vous avez dans l’ventre ! Quant à toi Lolita, gratte ton Ukulélé (prononcer ioukoulélé) comme si c’était ton dernier solo de mandoline, mets y du cœur ! … »
Je pris sur la banquette arrière la bassine de cuivre qui m’avait fait prendre un valdingue dans la cave à Ninette (cf. Pitre 15), afin de la confronter avec le maestro ! Dans la salle, Heusisch gesticulait comme un régiment de dessous accroché à ton fil à linge un jour de grand vent ! Devant lui, l’orchestre des malheureux urologues transpirait à grosses gouttes sous les feux des projecteurs. Sur l’avant scène, une accorte demoiselle, qui n’en manquait pas, à cheval sur un fut de deux cents litres en métal, les dirigeait tout en frottant son petit instrument.
Lolita I presume ?
Quand il me vit débarquer, Franz Heusisch n’avait pas l’air heureux !
« Pas de spectateurs pendant la générale ! Dégagez, où je lâche mes urologues sur vous ! » C’est quand j’arrivai dans la lumière qu’il se rasséréna un brin.
« Oh, c’est vous ! » Un coup d’œil à ce que je tenais dans la main lui éclaira soudain le visage.
« Vous l’avez retrouvée ! Vous êtes mon sauveur ! Lolita, ma belle, l’héla-t-il, descend de ton canasson en tôle, on a retrouvé la bassine à confiture ! » Et il me l’arracha des mains pour aller la mettre sur scène.
« Toute la résonance du temps de ma grand-mère ne saurait être remplacée par un pur produit pétrolier ! Mon œuvre est sauvée ! Merci monsieur, venez là que je vous embrasse ! »
Mince ! Moi qui croyais confondre, enfin, mon assassin je me retrouvai assailli par lui ! Non pas de bisous ! Il est complètement givré ce musicos ! La joie d’avoir retrouvé sa gamelle, l’avait rendu intarissable.
« Mais où était-elle donc la coquine ! J’ai retourné tout mon appartement pour la retrouver. Imaginez que j’ai aussi songé à déménager en espérant remettre la main dessus pendant l’aménagement. Le concert aurait été annulé si je ne m’étais pas laissé influencer par ces tripoteurs de verges qui m’ont assuré que le bidon aux odeurs de vieille huile sonnait beaucoup mieux que la bassine de ma grand-mère. Ces incultes ! Allez Lolita, grimpe là-dessus et tu verras mon … Eh tu n’oubliera pas pour ce soir, porte-jarretelles obligatoire ! Les premiers rangs sont des VIP je veux qu’ils en aient pour leur argent ! En plus, vu l’âge qu’ils ont, ils risquent de ne pas apprécier complètement la subtilité de mon œuvre, au moins qu’ils aient une compensation sur l’image ! Reprenez depuis le début, nous avons un invité de marque. » Puis me regardant avec un air énamouré :
« Est-ce que je peux vous épouser ? »
J’eu du mal à lui faire comprendre que notre vie de couple n’aurait aucune chance, nos enfants seraient malheureux avec lui, emporté par le succès, toujours sur les routes et moi tiraillé par de multiples enquêtes toutes aussi dangereuses les unes que les autres. Non ce n’était pas possible.
Nous avions tellement avancé dans notre degré d’intimité que j’osai lui poser les quelques questions qui me taraudaient le bulbe depuis la découverte du passage secret. Il n’hésita pas à y répondre car j’étais devenu son cavalier blanc.
Ce qu’il m’apprit sur la malheureuse Armelle, me surprit au plus haut point. Je ne vais pas vous faire languir trop longtemps. Voici ce qu’il me raconta : …
Par Clüpchnick, Dimanche 28 Aout 2005 à 23:25 GMT+2 dans Enquête à têtes (article, RSS)

Je n'arrpete pas de dire que Clüp est talentueux, mais va-t-il un jour finir par me croire 











