Clüpchnick

Pitre 15 sans chat peau d’paille !?!

... Nous nous retrouvions tous les deux, seuls dans la cave. Elle, avec sa robe déchirée ...


En tâtonnant, je réussi à me choper une écharde, à mettre un doigt dans l’œil de ma voisine et à déclancher un mécanisme digne du génie le plus inventif qui soit (selon vos critères personnels qui vous sont propres – J’espère-). Aussitôt le meuble hi fi (en américain dans le texte) glissa sur le côté en emportant un bout de la robe de Marinette et en découvrant, par la même occasion une cuisse et une ouverture dans laquelle un homme fichtrement bien constitué n’aurait aucun problème à s’introduire. J’ai regardé autour de moi … Il n’y avait que moi dans ce cas là, donc j’obtempérai sur le champs à l’ordre muet que je m’étais donné. Evidemment Marinette me dit d’être prudent. Ce à quoi je répondis avec la répartie qui me caractérise, que si j’avais été une fille maman m’aurait appelé Prudence mais comme j’étais pourvu, c’est papa qu’a choisi ! Eh oui ! Ferdinand comme grand papa, et Denis comme lui ! En attendant, il faisait noir là-dedans … Mais un interrupteur résolu le problème en permettant à une ampoule de diffuser une lueur bienfaitrice. Pas vraiment nécessaire car je suis nyctalope (non, c’est pas un gros mot !) mais bon … J’avais déjà une grosse bosse, ce n’était pas la peine d’en rajouter. Je mis donc mon pied le plus habile (le droit … à moins que ce ne soit l’autre…) sur le premier échelon de l’échelle qui me tendait les bras. Et je dégravis la susdite avec l’aisance due à mon rang.
« Ferdinand-Denis faites attention à la … » Et zut ! Trop tard je me suis pris les pieds dans une gamelle et j’en ai pris une ! Me voilà de nouveau, étalé de tout mon long. Heureusement la tête n’a pas porté ! En jetant un œil circulaire et globuleux autour de moi je me rendis compte que j’étais dans la cave. Le temps de penser à ça, et deuxième tuile en peu de temps, Ninette était descendue par l’échelle et je ne lui avait même pas tenu ! Tant pis ! Elle avait pourtant une belle robe …
« Mais c’est ma cave ! Me confirma-t-elle d’une voix qui ne dissimulait en rien la surprise. Que faisons nous ici ? »
Je lui aurais bien répondu que nous cherchions des champignons mais mon regard d’aigle aperçu la gamelle qui m’avait fait choir si lourdement sur le sol en terre battue de la cave de Ninette. Une gamelle de cuivre comme celles utilisées par nos grand-mères respectives pour laver leurs jarretelles ! … C’est bien vous suivez : pour cuire leurs confitures ! Je crois que je vais avoir encore quelques questions à poser à un certain compositeur de ma connaissance ! Je demandai à mon hôtesse où se trouvait l’issue normale pour sortir de sa cave et elle m’en désigna deux. Celle qui montait directement dans la maison par cet escalier de pierres. Oui à gauche après le casier à bouteilles à moitié vide. Le casier, pas les bouteilles ! Et cette autre sortie qui menait en pente douce vers une porte de bois qui elle-même s’ouvrait sur l’arrière de la maison. Attention là c’est tout droit et ne met pas le pied dans la gamelle, c’est un indice !
Nous nous retrouvions tous les deux, seuls dans la cave. Elle, avec sa robe déchirée et son œil rouge (cf. plus haut) et moi, avec une bosse sur la tête, une écharde dans le doigt et mes habits tous froissés … Ah Ninette si tu savais ce que j’aurai pu te montrer si nous n’avions pas entendu en haut de l’escalier…
« Bon gu d’bois, hic ! Ninette, t’es là ! Hic, qu’est-c’tu branles dans la cave ? »
C’est pour le coup où je restai sans voix. Ninette, quant à elle, rougit dans la pénombre de la cave.
« Ce s’rait-y qu’tu m’ram, hic, mène une boutanche ! Sympa ma poule ! Eh ! t’aurais pas, hic, vu l’aut’fouineur par, hic, hasard ? Y a sa Déesse qu’est d’vant ! »
Je fis signe à ma compagne de cave qu’il fallait quelle réponde avant que Georges ne descende et nous trouve dans notre état, lequel n’était pas si éloquent que ça (le con !).
« Ne vous inquiétez pas mon bon ami, j’arrive avec votre bouteille … Effectivement, Ferdi … M. Clüpchnick est passé mais il est aussitôt reparti pour questionner nos chers voisins … Ne vous inquiétez pas, il ne nous importunera plus ce soir ! Installez vous dans la cuisine, juste le temps de me rafraîchir et je suis à … j’arrive ! »
Comment elle savait tourner les choses Marinette ! Elle s’engagea dans l’escalier, à gauche après le casier à bouteille (pour celles ou ceux qui ne suivent pas !) tandis que moi je me dirigeai devant, en récupérant la bassine au passage et en empruntant la porte en bois qui donnait sur le jardin. Un tour de maison et ma Déesse (non pas toi l’autre !) est là juste devant la poubelle, mais la vieille qui faisait uriner (c’est mieux que pisser) son chien est partie. Tant mieux, la manœuvre n’en sera que plus aisée. Direction la maison des jeunes associations de Sichteldi dans l’Eure (J’ai pas pris le temps de vérifier mais ça doit être ça !), Monsieur le Compositeur International Français Franz Heusisch avait sûrement des révélations à me faire …

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