Clüpchnick

Pitre 13 Le vendredi du même nom avec un chat noir

... Un petit créneau sur la pelouse entre une poubelle et la vieille qui fait pisser son chien et je suis devant l’huis de Ninette ...


Une voiture s’était arrêtée le soir du meurtre, à 22 :30 devant la maison. La personne qui en était descendue ou montée était peut-être l’auteur de l’acte délictuel irrémédiable qui avait été perpétré dans le, maintenant très célèbre, petit salon. Lequel recélait un secret qu’il fallait que je découvre au plus tôt car ça commençai à m’énerver un chouïa de ne pas aboutir dans mes investigations enquêtistiques et policières.
Dans ma Déesse, je pris une décision ferme, définitive et irrévocable avec moi-même : retourner voir Ninette et son petit salon. Aussitôt dit, aussitôt l’y est, comme dirait un carrossier de mes amis (c’est tiré par les cheveux, mais j’aime bien !). Sans savoir comment, ma Déesse m’avait déjà emmené à bon port. Un petit créneau sur la pelouse entre une poubelle et la vieille qui fait pisser son chien et je suis devant l’huis de Ninette où je toque comme un vieil habitué avec le doigt qui me sert à montrer et à me gratter l’occiput quand je réfléchis devant mon miroir qui en fait autant. Toc, toc, aïe j’ai pris une écharde ! Toc, toc, … (pas deux fois !) ! L’impatience commence à me gagner. Marinette ne serait-elle point céans ?
Tant pis, je ne retoc pas pour ne pas ruiner un des cinq plus beau doigt de ma main. J’actionne donc la poignée, au cas où… comme on fait toujours quand on est déçu d’être devant une porte close, et, qu’elle surprise, la gâche joue dans le pêne sans bloquer, laissant le panneau de bois s’effacer devant moi comme la mer morte devant Moïse, les proportions mises à part, bien entendu !
Un coup d’œil à gauche et à droite, histoire de dire que personne ne m’a vu, et j’entrai sans que qui qu’onc ne m’y invitât. Je hélai quand même Ninette du bas de l’escalier, à la porte de la cave (tient … Il y a une cave !), à la porte de la cuisine. Pas de réponse ! Je hélai de moins en moins fort en arrivant devant la porte du petit salon. Allez, une dernière fois pour ma bonne conscience, j’hélai … personne non plus ! J’hélai dans le vide … j’ai l’air de quoi ! Bref … l’occasion faisant le larron, je fis le larron ! Un petit retour en arrière, pour refermer calmement la porte d’entrée qui était restée béante lors de mon passage, et je retournai fissa dans le petit salon faire l’inspection que je me promettais depuis un moment. Depuis le pitre onze, si je me souviens bien.
L’arme du crime était à sa place, allongée par terre avec, à côté d’elle, son truc "frotte-boyau" et la "pendule qui donne pas l’heure" (l’archet et le métronome espèces d'amateurs!). Le mobilier était constitué du fauteuil Louis Machin, dans lequel je m'étais assoupi, avec sa table assortie recouverte d’un napperon brodé à la main par une ancienne mamie arthritique et bigleuse (il est plein de trous !) sur lequel trônait royalement un vase avec des fleurs qui n’avaient pas vu d’eau depuis la dernière grande crue de la Seine. Il y a aussi une bibliothèque du même tonneau, remplie de vieux bouquins d’auteurs divers et variés, avec des bibelots aux couleurs bigarrées remplissant les vides entre eux. De l’autre côté, la chaîne hi fi me nargue et m’intéresse grandement. C’est d’ailleurs par là, à gauche en entrant pour ceux qui n’ont pas le sens de l’orientation, que me dirigent mes pas. Très anachronique dans le cadre, elle est ensevelie sous des piles de cd de compositeurs qui vont d’André Verchuren à Johnny Halliday (… Vous êtes sûr ? … Ils ne composent pas ? ). Le cd que je cherche est encore dans la machine. J’appuie sur la flèche qui indique la gauche et … Rien ne se passe ! Mince j’ai oublié d’appuyer sur le bouton rond avec un trait vertical au milieu : Power pour les incultes. Voilà … Toujours rien ! Ça commençait à m’asticoter un chouïa les neurones cette histoire ! Un petit tour sous le meuble IK, pardon suédois (pas de marques !), qui supportait l’usine à décibels, m’indiqua que la fiche mâle de la susdite n’était pas connectée avec le réseau électrique local. Voilà … C’est maintenant chose faite. J’allai me relever quand, un petit détail attira mon attention. Quand je dis un petit détail c’est surtout pour attirer la votre d’attention ! En fait le détail était une feuille pleine de notes de musique, qu’on appelle aussi partition, qui gisait esseulée sous l’assemblage de panneaux d’aggloméré suédois. Elle attira mon attention tout simplement parce que le nom du compositeur était écrit en gros : FRANZ HEUSISCH.
TITRE_IMAGEC’est quand j’ai essayé de la prendre que l’éclair a éclaté dans ma tête libérant des milliers d’étoiles qui éclairaient de mille feux ta mère en monokini tricotant du popotin sur une baleine, à moins que ça ne soit l’inverse, mais je n’ai pas pu vérifier car c’est à ce moment là que la lumière s’est éteinte …

Vos commentaires

1 Le Mercredi 24 Aout 2005 à 04:20 GMT+2, par Khalliah

Et... j'attends la suite avec impatience moi ;)

xox

2 Le Mercredi 24 Aout 2005 à 11:05 GMT+2, par Clupchnick

Ne bouge surtout pas Khalliah, ça arrive ! Juste le temps d'utiliser mes petits neurones à d'autres trucs un peu plus prioritaires (quoique ..) et l'enquête continue ...

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