Clüpchnick

Pitre 10 Chat qu’un son tour

... Donc, en résumé, mon réveil ne fut pas aussi féerique qu’il aurait pu l’être si Ninette avait fait un effort. Heureusement, le café n’était pas dégueulasse...


« Cher M. Clüpchnick ! M. Clüpchnick ? Réveillez-vous, le petit déjeuner est prêt ! » C’est quand même pas croyable ! Il y a toujours quelqu’un qui vient vous réveiller au moment crucial de votre rêve ! Du coup je ne sais plus si j’avais marqué le dernier panier, deux secondes avant la fin du temps réglementaire, contre les Lakers ou si la blonde platine qui m’attendait au bar pendant que je chantais « My way » avait bien appelé ses copines pour la fin de la soirée ! C’est rageant ! J’ouvris les yeux avec un sentiment de colère qui s’estompa vite fait devant les grands yeux « mer du sud » de Ninette. « Je crois que vous vous êtes endormi dans ce fauteuil. »
Mais non … j’ai dormi chez moi et je me suis télé transporté pendant mon sommeil en me doutant que ce satané fauteuil Louis Machin serait beaucoup plus confortable que mon dunlopillo multi spire de matelas super grand luxe ! De temps en temps les femmes avaient de ces réflexions !
« Quant à moi, continua-t-elle sur sa lancée, je pense que je vais changer cette carpette au pied de l’escalier, car elle n’est pas confortable du tout ! J’ai vraiment l’impression d’avoir passé la nuit par terre ! » En y réfléchissant bien, elle avait commencé la soirée en tombant dans cet escalier et elle l’a finie au pied de celui-ci ! Juste retour des choses ! Comme quoi le destin …
Je m’inquiétai auprès d’elle de M. Georges. « Non, je ne l’ai pas vu … Il était ici ? » C’est vrai que Ninette est tombée dans les vapes bien avant que je ne rentre dans le petit salon !
« Venez prendre un café et ensuite vous allez m’expliquer ce qui s’est passé hier soir… » Allez ! Au p’tit déj. ! Tiens, elle s’est changée Ninette. Sa superbe robe s’est transformée en jogging rose pomme (et pourquoi pas !) tirant sur le fluo avec une tendance style … travaux public. Tout ce que j’aime ! Beuark ! Les femmes sont si jolies habillée normalement ! Sous prétexte d’être « à l’aise », elles vous enfilent (et pas le contraire) des sac à patates serrés aux chevilles et à la taille par un foutu élastique qui fait des plis ou alors une sorte de truc (qu’elles appellent caleçon) moulant des chevilles (toujours) à la taille (encore) qui les boudine tellement qu’on pourrait même voir la marque de leur serviette ou la ficelle de leur tampon (suivant les préférences). Alors que, normalement on n’a jamais été aussi à l’aise que dans une robe ou une jupe ! Demandez aux écossais ! Donc, en résumé, mon réveil ne fut pas aussi féerique qu’il aurait pu l’être si Ninette avait fait un effort. Heureusement, le café n’était pas dégueulasse. Tiens mais, au fait, ce n’est pas Guislaine de La Touffe Saint Martin qui aurait dû nous le faire ce café ? « Non, M. Clüpchnick. C’est aujourd’hui son jour de congé hebdomadaire qu’elle prend chaque semaine. Elle reviendra demain. » Je m’enquis auprès de mon hôtesse de l’adresse de celle-ci car j’avais encore quelques questions à lui poser. D’après Ninette, elle squattait, à quelques pâtés de maisons, un petit bouiboui de 200 mètres carré avec piscine dont elle avait fait don, du temps de sa splendeur baronnesque, à son jardinier pour bons et loyaux services rendus au sien. Celui-ci, lui en rendit un fier en lui accordant le gîte et le couvert après sa déchéance. Et suite à ses échanges de services, ils s’aperçurent que, l’un dans l’autre (j’entends encore les mauvaises langues !), ils pouvaient plus l’un pour l’autre que prévu au départ.
J’expédiai mon café en flattant la maîtresse de maison sur ce talent caché que j’ignorai encore hier, je l’affranchissais sur mes découvertes de la veille et d’un coup d’un seul, je partis au bureau me rafraîchir le minois avant d’aller voir cette très chère Guislaine de la Touffe Saint Martin dans son intérieur en priant dans le for du mien que je ferai la connaissance de son compagnon de mésaventure : ce petit jardinier qui avait su, si bien, lui entretenir La Touffe. Après la maîtresse de maison, la bonne. A chacun son tour …

Vos commentaires

1 Le Mardi 16 Aout 2005 à 22:18 GMT+2, par BB

Dis-moi si je me trompe... mais ce n'aurait-il pas été l'enregistrement qu'on eût entendu le soir du crime ?? Je suis sûre que la bonne de la Touffe est dans le coup... elle connaît sûrement des passages secrets dans la demeure et doit mener tout ce petit monde en bateau... alors, j'ai bon ?

2 Le Mardi 16 Aout 2005 à 22:50 GMT+2, par Clupchnick

Mon enquête se fait au fur et à mesur que j'écris donc ... Je ne sais pas qui est l'auteur du crime !

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