Pitre 7 Quel cha-rivari !
D’accord plus des minous que des chiens de traîneau
Pour l’occasion, j’avais mis les petits plats dans les grands (essayez, ça prend beaucoup moins de place). Un ami de longue date tenait à ma disposition une table toujours prête et je n’avais qu’à me pointer devant son estaminet pour être accueilli comme un prince, si j’étais accompagné ou comme un pote, si j’étais seul. C’est vrai qu’il me recevait plus souvent comme un pote que comme un prince… C’est comme ça ! L’avantage du système, c’est que je n’avais pas besoin de réserver par téléphone, d’autan plus que je n’avais plus de téléphone.
En attendant, Marinette se faisait un raccord maquillage dans le reflet poussiéreux du miroir dit de courtoisie. Du coup, j’essayai tant bien que mal d’éviter les cahots pour ne pas faire sortir de mon carrosse la sœur de Frankenstein ou la cousine de Dracula. Faudrait pas qu’Akim, mon restaurateur d’ami, prenne la frousse de sa vie …
Ma main cherchait désespérément le levier de vitesse près du genou de Marinette. La chiasse dans la DS c’est que le levier est au volant … pas moyen de moyenner, l’approche doit être directe ou ne pas être ! La conversation ne fut pas reine durant notre court trajet … Marinette n’était pas ventriloque et le raccord rouge à lèvre ne se faisait apparemment, pas comme elle le souhaitait…
« AKIM KHEBAB A TOUTE HEURE ». L’enseigne lumineuse éclaira de sa lumière multicolore, l’intérieur de l’habitacle. Un coup d’œil sur ma droite m’indiqua deux choses. La première c’est que ma passagère en avait définitivement terminé avec son ravalement de façade, mission accomplie et la deuxième, qu’une place s’offrait généreusement à l’introduction de mon paquebot. Pas de créneau, place en épis, on gagne du temps ! Je fais rapidement le tour, pour aller ouvrir la porte droite, afin de pouvoir admirer mon invitée essayer de s’extirper de son siège en relevant sa robe satinée (assez haut) pour ne pas l’accrocher dans ses escarpins (exhibant des pieds qui ne pouvaient être que magnifiques), et de ce fait, éviter se prendre un billet de parterre pour la deuxième fois de la soirée.
« M. Clüpchnick, mon prince, votre table est prête, Mme puis-je prendre votre manteau ? Vous n’en avez pas ? Suis-je bête, donnez-moi donc votre jolie main que je puisse vous guider jusqu’à votre table ! Mon prince samala Salam … kum… » Un coup de coude bien placé, intima l’ordre à Akim de ne pas en faire de trop !
« Alors Clüp, deux «spécial » (où sont passées nos règles des pluriels ?) comme d’hab !? » Mon regard le foudroya sur place. Non, pour une fois, je lui commandai deux « royal » (le savez-vous ?). L’occasion, comme dit l’adage, faisant le larron. Marinette le valait bien.
« Comme c’est cocasse ! » Marinette n’en revenait pas ! Sachez chers chéris que chez Akim les filles ne peuvent être qu’impressionnées. Peut-être à cause de tous ces calendriers que lui refilent les camionneurs de passage. Vous savez ceux où il y des petits animaux … d’accord plus des minous que des chiens de traîneau, mais quand même, la déco ne manque pas d’attraits !
Deux bougies trônaient sur la table, Akim avait encore oublié de régler sa note EDF ! Mais pour l’œil de velours (ma spécialité), la flamme d’une bougie donnait un je ne sais quoi de plus qui augmentait son potentiel de fiabilité d’au moins cinquante pour cent de plus que par temps de pluie dans une voiture dont le plafonnier est HS. Et en ce moment, Marinette subissait mon arme secrète sans broncher ! L’émotion (de censure), sans doute !
J’allai entamer les hostilités en la branchant sur l’affaire qui nous préoccupait quand un brouhaha attira mon regard, œil de velours et le sien, bleu des mers du sud (je ne vous l’avais pas dit ?) vers l’entrée. Georges venait de faire son apparition. « Mon dieu, m’appela-t-elle, comment a-t-il su ? » Marinette était dans tous ses états : état bli, état raud, état gada, et ta sœur. Enfin, je suppose, sinon ça voudrait dire quoi être dans tous ses états ? Il faut dire aussi que Georges était lui aussi dans un drôle d’état. Déchiré comme un drap de pauvre, avec, en plus, un sacré coup dans la musette. C’est pour dire !
En attendant, Marinette se faisait un raccord maquillage dans le reflet poussiéreux du miroir dit de courtoisie. Du coup, j’essayai tant bien que mal d’éviter les cahots pour ne pas faire sortir de mon carrosse la sœur de Frankenstein ou la cousine de Dracula. Faudrait pas qu’Akim, mon restaurateur d’ami, prenne la frousse de sa vie …
Ma main cherchait désespérément le levier de vitesse près du genou de Marinette. La chiasse dans la DS c’est que le levier est au volant … pas moyen de moyenner, l’approche doit être directe ou ne pas être ! La conversation ne fut pas reine durant notre court trajet … Marinette n’était pas ventriloque et le raccord rouge à lèvre ne se faisait apparemment, pas comme elle le souhaitait…
« AKIM KHEBAB A TOUTE HEURE ». L’enseigne lumineuse éclaira de sa lumière multicolore, l’intérieur de l’habitacle. Un coup d’œil sur ma droite m’indiqua deux choses. La première c’est que ma passagère en avait définitivement terminé avec son ravalement de façade, mission accomplie et la deuxième, qu’une place s’offrait généreusement à l’introduction de mon paquebot. Pas de créneau, place en épis, on gagne du temps ! Je fais rapidement le tour, pour aller ouvrir la porte droite, afin de pouvoir admirer mon invitée essayer de s’extirper de son siège en relevant sa robe satinée (assez haut) pour ne pas l’accrocher dans ses escarpins (exhibant des pieds qui ne pouvaient être que magnifiques), et de ce fait, éviter se prendre un billet de parterre pour la deuxième fois de la soirée.
« M. Clüpchnick, mon prince, votre table est prête, Mme puis-je prendre votre manteau ? Vous n’en avez pas ? Suis-je bête, donnez-moi donc votre jolie main que je puisse vous guider jusqu’à votre table ! Mon prince samala Salam … kum… » Un coup de coude bien placé, intima l’ordre à Akim de ne pas en faire de trop !
« Alors Clüp, deux «spécial » (où sont passées nos règles des pluriels ?) comme d’hab !? » Mon regard le foudroya sur place. Non, pour une fois, je lui commandai deux « royal » (le savez-vous ?). L’occasion, comme dit l’adage, faisant le larron. Marinette le valait bien.
« Comme c’est cocasse ! » Marinette n’en revenait pas ! Sachez chers chéris que chez Akim les filles ne peuvent être qu’impressionnées. Peut-être à cause de tous ces calendriers que lui refilent les camionneurs de passage. Vous savez ceux où il y des petits animaux … d’accord plus des minous que des chiens de traîneau, mais quand même, la déco ne manque pas d’attraits !
Deux bougies trônaient sur la table, Akim avait encore oublié de régler sa note EDF ! Mais pour l’œil de velours (ma spécialité), la flamme d’une bougie donnait un je ne sais quoi de plus qui augmentait son potentiel de fiabilité d’au moins cinquante pour cent de plus que par temps de pluie dans une voiture dont le plafonnier est HS. Et en ce moment, Marinette subissait mon arme secrète sans broncher ! L’émotion (de censure), sans doute !
J’allai entamer les hostilités en la branchant sur l’affaire qui nous préoccupait quand un brouhaha attira mon regard, œil de velours et le sien, bleu des mers du sud (je ne vous l’avais pas dit ?) vers l’entrée. Georges venait de faire son apparition. « Mon dieu, m’appela-t-elle, comment a-t-il su ? » Marinette était dans tous ses états : état bli, état raud, état gada, et ta sœur. Enfin, je suppose, sinon ça voudrait dire quoi être dans tous ses états ? Il faut dire aussi que Georges était lui aussi dans un drôle d’état. Déchiré comme un drap de pauvre, avec, en plus, un sacré coup dans la musette. C’est pour dire !
Par Clüpchnick, Vendredi 12 Aout 2005 à 19:09 GMT+2 dans Enquête à têtes (article, RSS)












